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USA 2024-Dernier week-end de campagne, Harris et Trump en Caroline du Nord
information fournie par Reuters 02/11/2024 à 21:58

(Actualisé avec déclarations)

par James Oliphant et Nandita Bose

La candidate démocrate à l'élection présidentielle américaine Kamala Harris et le républicain Donald Trump étaient samedi dans l'État "pivot" de Caroline du Nord, trois jours avant l'élection présidentielle américaine.

Kamala Harris se rend à Charlotte, où doit la rejoindre le chanteur Jon Bon Jovi. La Caroline du Nord compte 16 grands électeurs, comme la Géorgie, et 270 voix sont nécessaires pour remporter la présidence.

Lors d'un rassemblement à Gastonia, en Caroline du Nord, Donald Trump a affirmé qu'il expulserait des millions d'immigrants s'il était élu, ajoutant que si Kamala Harris gagnait, "chaque ville d'Amérique serait transformée en un camp de réfugiés sordide et dangereux".

À Atlanta, Kamala Harris a déclaré que l'ancien président républicain abuserait de son pouvoir s'il revenait à la Maison blanche.

"C’est quelqu’un de plus en plus instable, obsédé par la vengeance, consumé par le ressentiment, et cet homme est à la recherche d’un pouvoir sans contrôle", a-t-elle mis en garde.

Il s'agit du dernier jour pour voter de manière anticipée en Caroline du Nord, où environ 4 millions de personnes ont déjà exprimé leur choix, alors que l'ouest de l'État se remet encore des inondations meurtrières provoquées par l'ouragan Helene.

Donald Trump a critiqué la réponse du gouvernement fédéral à la catastrophe et a répété une fausse affirmation selon laquelle l'aide avait été détournée de l'État pour aider les immigrants à entrer dans le pays.

Donald Trump avait remporté la Caroline du Nord en 2020 avec une mince avance de moins de 1,5 point de pourcentage mais l'Etat avait alors élu le même jour un gouverneur démocrate, conférant de l'espoir aux deux camps.

Au niveau du pays, plus de 72 millions de personnes ont déjà voté par anticipation, selon les données de l’Université de Floride, un rythme inférieur au record enregistré en 2020 durant la pandémie de Covid-19, mais qui montre tout de même l'implications des américains.

L'ancien président se rendra également à Salem, en Virginie, samedi, bien que les sondages indiquent une nette avance de Kamala Harris dans cet État, avant de retourner en Caroline du Nord pour un rassemblement en soirée à Greensboro.

DIFFÉRENCES POLITIQUES

Kamala Harris et Donald Trump affichent des politiques très différentes sur des questions majeures telles que le soutien à l'Ukraine et à l'Otan, le droit à l'avortement, l'immigration, les impôts, les principes démocratiques et les droits de douane.

L'ancien président a notamment abordé le thème de la sécurité, affirmant que les habitants des banlieues américaines, traditionnellement considérées comme un refuge contre la criminalité, étaient menacés.

"Les banlieues sont actuellement sous attaque. Quand vous êtes seul chez vous et que vous avez ce monstre qui est sorti de prison, vous savez, accusé du meurtre de six personnes différentes", a-t-il déclaré.

Les crimes violents ont diminué aux États-Unis l’année dernière. Cependant, Donald Trump et ses alliés ont mis l’accent sur la criminalité pendant leur campagne électorale et ont faussement suggéré que les immigrants en étaient responsables.

Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a déclaré vendredi que si Donald Trump l'emportait et que les républicains contrôlaient le Congrès, son parti abrogerait "probablement" la loi sur les semi-conducteurs ("Chips act"), adoptée sous l'administration de Joe Biden, qui accordait plus de 50 milliards de dollars de subventions aux entreprises américaines du secteur.

Les démocrates se sont emparés de ces remarques. "C'est une preuve supplémentaire de tout ce dont je parle depuis des mois, à savoir l'intention de Donald Trump de mettre en œuvre le projet 2025" a déclaré Kamala Harris samedi, faisant référence à une feuille de route ultraconservatrice visant à remodeler le mode de gouvernance des États-Unis, rédigée avec l'aide de nombreux conseillers proches de Donald Trump.

Mike Johnson est revenu sur ses propos plus tard dans la journée de vendredi, affirmant que la loi serait rationalisée afin d'éliminer les réglementations.

Les deux candidats se sont rendus en Caroline du Nord mercredi, dans le Nevada jeudi et dans le Wisconsin vendredi, des Etats considérés comme déterminants pour le scrutin.

Parmi les 50 Etats américains, seuls sept dits "pivot" ("Swing States") - Arizona, Géorgie, Michigan, Nevada, Caroline du Nord, Pennsylvanie et Wisconsin - sont considérés cette année comme réellement indécis, alors que les autres penchent nettement du côté démocrate ou du côté républicain, montrent les enquêtes d’opinion.

La vice-présidente ira samedi dans l'État de Géorgie, où le réalisateur Spike Lee et la chanteuse Victoria Monét doivent prendre la parole lors d'un rassemblement.

Le président démocrate Joe Biden a remporté la Géorgie en 2020 avec seulement 0,3 point de pourcentage. Son parti gagnait cet État pour la première fois depuis Bill Clinton en 1992.

Lundi, soit un jour avant le scrutin, l'équipe de campagne de Kamala Harris prévoit d'organiser des événements simultanés dans les sept États pivots afin de mobiliser les électeurs.

(Rédigé par Andy Sullivan et Costas Pitas ; version française Kate Entringer)

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